Portrait

Né à Vitré (Bretagne) en 1918 et décédé à Paris en 2009, Baron-Renouard est le petit-fils de Paul Renouard (lien), peintre et graveur français (1845-1924), deux fois médaillés d’or aux Expositions Universelles de Paris de 1889 et 1900. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, il a compté au nombre de ses professeurs, les anciens élèves de son grand-père, Raymond Legueult, Maurice Brianchon et François Desnoyer.

Aprés un début de guerre où il fit la connaissance de Camille Bourniquel et un retour de guerre comme officier de l’air, il débute en 1946 avec l’aide de la famille Elisséeff, comme maquettiste à la revue Art, Culture, Économie puis en 1947 avec Cassandre à la revue Occident. En 1948, il est co-fondateur de la Revue de la Danse dont il est le directeur artistique.

Figuratif à cette époque, il expose pour la première fois au Salon des moins de 30 ans en 1946/47. En 1948, le jeune artiste alors âgé de trente ans, reçoit le prix de la ville de Venise. En 1951, il sera pensionnaire boursier à la Casa Velazquez (Madrid) pendant 1 an. Il exerce comme professeur à l’École Supérieur d’Orientation de Paris puis à l’Académie Ranson et Monceau avec Roger Chastel, de 1949 à 1953. Dés 1952, il participe à la demande d’André Hambourg à la Kermesse aux étoiles et il est pensionnaire (été 58 et été 59) à la Fondation du Château de Lourmarin où il fit la rencontre d’Albert Camus.

En 1960, il découvre le Japon lors de son premier voyage sous le patronage du Ministère français des affaires étrangères avec son amie la peintre Andrée Bordeaux-Le Pecq où ils ont été invités par les artistes japonais et le peintre Seiji Tōgō.

Ses voyages d’étude en Italie (Venise) avec Francesco Hayez et Camille Hilaire, en Espagne de 1948 à 1959 et au Japon de 1960 à 1985, le souvenir de son enfance en Bretagne, et ses perceptions vues du ciel lorsqu’il était officier d’aviation nourrissent son œuvre (vidéo). Les textes monographiques de Gabriele Mandel, Waldemar, Noël Coret, Lydia Harambourg, Eugène Ionesco, André Verdetlire, évoquent ces incidences.

Fondée sur une parfaite maîtrise du métier, l’œuvre de Baron-Renouard acquiert avec le temps une expression forte, poétique et musicale.

« La banalité, ce qui est prosaïque, la vulgarité, la facilité, bref ce catalogue des horreurs voilà un peintre qui d’instinct le contourne… j’observe une œuvre qui marche vers la liberté. » François Bergot, conservateur en chef des Musées de France, Centre d’Art Contemporain de Rouen, 1986

Dès 1951, il participe au Salon de la Jeune peinture puis aux Réalités Nouvelles, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, Salon de Mai, Salon des artistes décorateurs… au Salon d’Automne, où il s’est beaucoup investi dés 1957 aux côtés d’Edouard Mac Avoy, il a présidé la section peinture pendant plusieurs années.

En 1961, il est invité à la Galerie Charpentier (École de Paris) et en 1967 à Montréal pour la prestigieuse exposition internationale au Pavillon Français.

Membre d’honneur du Salon Nika de Tokyo, membre fondateur du Festival International de la Peinture de Cagnes-sur-Mer, grand organisateur d’expositions, ami du peintre Seiji Togo, de Toshifumi Magori et amoureux du Japon, Baron-Renouard y a notamment organisé avec Takio Enna, le chef du département du projet culturel du journal Asahi Shimbun, le soixantième anniversaire du Fauvisme à Tokyo en 1965 (sous le haut patronage d’André Malraux).

François Baron-Renouard devant une de ses oeuvres échangeant avec ses confrères du Salon d'Automne
François Baron-Renouard échangeant avec ses confrères du Salon d’Automne

Il organise de nombreux échanges de peinture contemporaine avec l’étranger. En 1996, il organise l’exposition 100 peintres vivants de l’Ecole de Paris au sein du Palais de l’Unesco à Paris.

Il poursuit sa voie dans le domaine de l’art monumental. Les vitraux, les mosaïques et les tapisseries entrent dans le répertoire de sa création. Il réalise de nombreuses commandes.

À partir de 1978, il expose régulièrement ses tapisseries avec ARELIS à San Francisco, Berlin, Chicago, Bruxelles, Washington, et en France, notamment au Grand Palais, au Musée du Luxembourg et à la Maison de l‘Unesco.

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Baron-Renouard devant sa mosaïque pour le collège de Guilers (Bretagne)

Lors de ses missions au nom du Comité Français des Arts Plastiques auprès de l‘Unesco, il a été délégué français au Congrès international des arts plastiques : New York (1963), Tokyo (1966), Varna (Bulgarie) (1973), Moscou (Russie) (1975/1976), Bagdad (Irak) (1974, 1976), Sofia (1977), Stuttgart (République fédérale d’Allemagne) (1979), Helsinki (Finlande) (1983), Budapest (1986), Madrid (Espagne) (1989/1990), Tlaxcala (Mexique) (1994/1995).

Baron-Renouard a rencontré de nombreux confrères du monde entier avec lesquels il a travaillé pour la défense matérielle et morale des artistes (co-fondateur de l’ADAGP). Il a participé à plus de 300 expositions collectives et 25 expositions personnels à travers le monde, ce qui lui a permis de construire de belles amitiés.

Il a fréquenté Vieira Da Silva, Sonia Delaunay, Bordeaux-Le Pecq, Mac Avoy, Jean Le Moal, Eddy Legrand, Roger Chastel, Manessier, Poliakoff, Olivier Debré, Roger Chastel,  Zao Wou-Ki, Seiji Togo, Chu Teh-Chun, André Hambourg,… mais aussi Henri Bosco, Albert Camus et Eugène lonesco...