{"id":817,"date":"2014-04-26T15:54:34","date_gmt":"2014-04-26T15:54:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/?p=817"},"modified":"2014-04-27T15:11:06","modified_gmt":"2014-04-27T15:11:06","slug":"les-graveurs-du-xix-siecle-guide-de-lamateurs-destampes-modernes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/les-graveurs-du-xix-siecle-guide-de-lamateurs-destampes-modernes\/","title":{"rendered":"Les Graveurs du XIX si\u00e8cle : guide de l&rsquo;amateurs d&rsquo;estampes modernes&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: #000000;\"><strong style=\"font-weight: bold;\">Les graveurs du XIXe si\u00e8cle, Paris L. Conquet, 1891<\/strong>, vol.11, pp.186-189.<br \/>\n<span class=\"Apple-style-span\"><span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: #444444;\">de Angelo Ferdinand dit Henri Beraldi<\/span><\/span><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RENOUARD (Paul), dessinateur et graveur, n\u00e9 \u00e0 Cour-Chaverny (Loir-et-Cher) en 1845.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Remarquable et tr\u00e8s original talent d&rsquo;illustrateur-observateur. Nous l&rsquo;appelons ainsi pour le distinguer des illustrateurs-compositeurs, qui ayant \u00e0 commenter par l&rsquo;image un texte donn\u00e9, ne sortent pas de leur atelier o\u00f9 sont accumul\u00e9s les renseignements, les anciennes estampes, les d\u00e9froques des temps pass\u00e9s, vieux feutres, vieux pourpoints, vieilles chausses, veilles bottes.\u00a0Ces illustrateurs-ci sont, pour employer le n\u00e9ologisme \u00e0 la mode, des \u00ab\u00a0document\u00e9s\u00a0\u00bb et laissera sur notre un vaste reportage dessin\u00e9 des plus piquants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Croquiste alerte, observateur de la vie contemporaine, Renouard est l&rsquo;antipode de l&rsquo;homme qui fait poser dans l&rsquo;atelier de mod\u00e8le costum\u00e9. Toujours sorti, allant et venant, il regarde, saisit d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil les types, les gestes, les allures, et les fixe prestement en d&rsquo;innombrables dessins que nous retrouvons peu apr\u00e8s dans <em>L&rsquo;Illustration<\/em>, ou la Revue <em>L&rsquo;Illustr\u00e9e<\/em>, ou le <em>Paris-Illustr\u00e9<\/em>, ou le <em>Graphic<\/em>\u00a0ou les revues am\u00e9ricaines. Il entre au Palais de justice un jour de cause c\u00e9l\u00e8bre et prend sur le vif pr\u00e9sident, assesseurs, greffier, jur\u00e9s, accus\u00e9s, gendarmes, avocats et t\u00e9moins. Il entre \u00e0 la Bourse et le voici bient\u00f4t nanti des portrais de tous les agents, coulissiers et sp\u00e9culateurs de marque. Il entre au Conservatoire et en ressort ayant not\u00e9 toutes les attitudes des petites violonistes, toutes les poses et tous les gestes de tous les \u00e9l\u00e8ves des classes de d\u00e9clamation. De l\u00e0 il va l&rsquo;Institut, \u00e0 la Salp\u00e9tri\u00e8re, aux Enfants assist\u00e9s, aux Invalides, \u00e0 la Poste, aux halles, \u00e0 l&rsquo;Exposition de 1989, et, le soir, dans quelques orageuse r\u00e9union publique. Son originalit\u00e9 est d&rsquo;apporter dans l&rsquo;observation une vision spirituelle et humoristique sans tomber dans la d\u00e9formation caricaturale (1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous pouvons donc nous fier \u00e0 lui, m\u00e8me quand il viendra de loin : car Paul Renouard ne se contente pas de Paris ; voyageur infatigable, il a donn\u00e9 des dessins sur les mines, les arsenaux, Monaco, et le jeu \u00e0 Mont\u00e9-Carlo ; on l&rsquo;a appel\u00e9 \u00e0 Londres : d&rsquo;o\u00f9 les \u00a0portraits des membres de la Royal Academy, les s\u00e9ries d&rsquo;\u00e9tudes sur l&rsquo;acad\u00e9mie de peinture, les prisons, les th\u00e9atres, l&rsquo;\u00e9cole de musique de Guidhall, les pantomimes, les Invalides de Chelsea. Il est all\u00e9 en Irlande. On lui a fait prendre le transatlantique (d&rsquo;o\u00f9 : s\u00e9rie de dessins sur la vie \u00e0 bord dudit transatlantique) et on l&rsquo;a envoy\u00e9 aux \u00c9tats-Inis, et les sujets pris dans le monde politique am\u00e9ricain ne sont pas les moins curieux de son oeuvre. Avant-hier il \u00e9tait en Tunisie ; hier \u00e0 Rome, pour les c\u00e9r\u00e9monies de la Semaine-Sainte (2), o\u00f9 \u00e0 Portsmouthe avec l&rsquo;Amiral Gervais. C&rsquo;est le Juif-Errant, de l&rsquo;Illustration. Mais de tous ses voyages, le plus int\u00e9ressant reste encore, tout simplement, sa grande exploration de l&rsquo;Op\u00e9ra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Nouvel Op\u00e9ra, par Paul Renouard. Rouam, librairie de l&rsquo;Art, 1881, Album in-fol., eau-forte et aquatinte. (Gravures de diverses dimensions)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Couverture : Farandoles de danseuses. &#8211; Le charpentier. &#8211; La le\u00e7on de danse. &#8211; Le spectre d&rsquo;Hamlet.- La loge des Comparses. &#8211; Visite sur les toits. &#8211; L&rsquo;Op\u00e9ra vu par le cot\u00e9. &#8211; Figurants descendant \u00e0 la sc\u00e8ne. &#8211; \u00c9tude de seize danseuses. &#8211; Le fond de la sc\u00e8ne et les machinistes. &#8211; Classe de danse. &#8211; Petites danseuses assises. &#8211; L&rsquo;Orchestre : la Batterie. &#8211; \u00c9tudes de dix-neuf danseuses. &#8211; Cinq fillettes de l&rsquo;\u00e9cole de danse. &#8211; Une r\u00e9p\u00e9tition. &#8211; Le restaurateur des armures. &#8211; Le sommeil du machiniste. &#8211; Pompier regardant par un oeil de boeuf grill\u00e9 d&rsquo;une lyre. &#8211; Les petites filles de la classe de danse sur l&rsquo;escalier. &#8211; Danseuses devant une affiche. &#8211; Figurant, en homme d&rsquo;armes, assis sur une rampe d&rsquo;escalier. &#8211; Dans les coulisses. &#8211; Fillettes sur l&rsquo;escalier. &#8211; Pas de trois par les fillettes. &#8211; Vue des toits. &#8211; La petite danseuse sur les genoux de sa m\u00e8re. &#8211; Classe de danse, exercice d&rsquo;assouplissement. &#8211; La loge directoriale. &#8211; L&rsquo;orchestre : le Harpiste. &#8211; Le charpentier allumant sa pipe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut pr\u00e9dire que, sans \u00eatre d&rsquo;un m\u00e9tier exceptionnel, ce tr\u00e8s original recueil deviendra s\u00fbrement, dans les temps \u00e0 venir, un objet de haute curiosit\u00e9, et qu&rsquo;il se paiera dans cent ans les prix que nous payons aujourd&rsquo;hui, par exemple, les recueils d&rsquo;il y a cent ans sur les modes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P. Renouard a encore grav\u00e9 La Grand M\u00e8re, croquis \u00e0 l&rsquo;eau-forte (Gazette des Beaux Arts, 1877) et Gambetta sur son lit de mort, in-4 en 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Il ne faut jamais manquer, quand on d\u00e9crit une notice sur Paul Renouard, de dire qu&rsquo;il a senti la vocation du dessin lui venir tout \u00e0 coup, en regardant au Louvre la vierge de Botticelli. Il n&rsquo;y a pas comme ces traits-l\u00e0 pour bien faire dans une biographie et pour lui donner du piment et de l&rsquo;allure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) Rome, La Semaine-Saint, Boussod-Valadon, 1891, in-4, avec 53 dessins. Nous n&rsquo;entrerons pas dans le d\u00e9tail des estampes de Renouard, car ce ne sont g\u00e9n\u00e9ralement que des reproductions au proc\u00e9d\u00e9, qui sont d&rsquo;ailleurs loin de favoriser l&rsquo;artiste. Les dessins originaux sont, naturellement, beaucoup plus int\u00e9ressants. On a pu les voir \u00e0 l&rsquo;exposition qui en a \u00e9t\u00e9 faite au th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;application, en 1890. En t\u00eate du Catalogue de cette exposition on trouvera, sur l&rsquo;artiste, une vive et amusante notice d&rsquo;Armand Dayot.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les graveurs du XIXe si\u00e8cle, Paris L. Conquet, 1891, vol.11, pp.186-189. de Angelo Ferdinand dit Henri Beraldi RENOUARD (Paul), dessinateur et graveur, n\u00e9 \u00e0 Cour-Chaverny (Loir-et-Cher) en 1845. Remarquable et tr\u00e8s original talent d&rsquo;illustrateur-observateur. 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