{"id":587,"date":"2013-04-12T10:43:02","date_gmt":"2013-04-12T10:43:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/?p=587"},"modified":"2013-04-17T08:03:52","modified_gmt":"2013-04-17T08:03:52","slug":"etude-louis-vaunois-4e-partie-1924","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/etude-louis-vaunois-4e-partie-1924\/","title":{"rendered":"\u00c9tude Louis Vaunois &#8211; 1922 &#8211; 4e Partie et fin"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Tel, Paul Renouard se prom\u00e8ne par le monde. Ayant aid\u00e9 Pils\u00a0\u00e0 terminer le plafond de l&rsquo;Op\u00e9ra, il devint vite le familier du\u00a0concierge, de l&rsquo;armurier, des pompiers, des guerriers, des choristes,\u00a0des machinistes, du harpiste, de tout ce monde qui vit\u00a0dans l&rsquo;immense monument.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce temple, il a vu la danse. L\u00e0, un cardinal, cross\u00e9 et mitr\u00e9, d\u00e9clara devant\u00a0lui, avec une gravit\u00e9 sacerdotale et le plus pur d\u00e9sabusent sur la d\u00e9cadence des\u00a0temps: \u00ab Aujourd&rsquo;hui, on ne sait plus danser! \u00bb &#8211; C&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de <em>la Juive.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a vu les comparses des grandes trag\u00e9dies lyriques, les chevaliers et les proph\u00e8tes\u00a0et les marcheuses, et les vieux abonn\u00e9s. Il a vu le pontife de Moloch lire\u00a0clans un journal du soir les scandales du Panama. Il a vu les danseuses &#8211; toutes :\u00a0au foyer, en sc\u00e8ne, dans leurs loges ; celles de la petite classe \u00e0 leur le\u00e7on, les\u00a0moyennes, cheveux dans le dos, s&rsquo;exer\u00e7ant au saut \u00e0 la baie, et les grandes aux\u00a0r\u00e9p\u00e9titions :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et il a VU leurs m\u00e8res ! Il a vu Madame Crampon, qui poss\u00e9dait tant\u00a0d&rsquo;esprit et laissait tomber de si jolis mots !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un jeune homme passait. \u00ab Oh! qu&rsquo;il\u00a0est bien! \u00bb disent les m\u00e8res. \u00ab C&rsquo;est mon fils \u00bb, affirme Madame Crampon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il fait ? \u00bb demandent les m\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Madame Crampon r\u00e9pond\u00a0\u00ab Mon fils ? Il ne fait rien : il est artiste ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paul Renouard condensa son exp\u00e9rience en seize figures qui forment <em>le Ballet\u00a0<\/em><em>Id\u00e9al : <\/em>toute la com\u00e9die de l&rsquo;amour clans le d\u00e9cor de la fantaisie. Quand il a\u00a0expos\u00e9 cet ensemble, chaque panneau \u00e9tait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de ses pr\u00e9parations : primerement un &lsquo;croquis ; puis une esquisse au fusain, pour d\u00e9terminer les grandes\u00a0valeurs ; ensuite un dessin plus complet ; apr\u00e8s quoi, une aquarelle indique les\u00a0couleurs : apr\u00e8s encore, une \u00e9bauche peinte : enfin les grands panneaux d\u00e9taill\u00e9s,\u00a0qui ne sont pas les panneaux d\u00e9finitifs. Renouard peut dessiner rapidement, mais\u00a0il ccnna\u00eet tous les scrupules de conscience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paul Renouard a vu les hommes politiques, les fous et les chefs d&rsquo;orchestre.\u00a0Il a vu les uns et les autres avec le m\u00eame plaisir. Il a suivi la gymnastique d&rsquo;Arturo\u00a0Yigna conduisant l&rsquo;orchestre de Monte-Carlo : une fougue qui d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en\u00a0un total \u00e9puisement. Il a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans les asiles d&rsquo;ali\u00e9n\u00e9s. Il s&rsquo;est d\u00e9lect\u00e9 aux\u00a0congr\u00e8s socialistes : nous savons qu&rsquo;il n&rsquo;entend pas les discours ; la violence des\u00a0\u00e2mes Se traduit par des gestes, ce sont les gestes qui le passionnent. Il a assist\u00e9,\u00a0rlurant l&rsquo;exp\u00e9dition de Tunisie, \u00e0 l&rsquo;assassinat d&rsquo;un journaliste par des fanatiques musulmans- Il a fr\u00e9quent\u00e9 les prisons tant en Angleterre qu&rsquo;en France. Il a ~ontel11p\u00a0\u00e9 Gambetta sur son lit de mort : le corps du tribun restait seul avec un petit domestique qui sanglotait ; et de temps en temps le petit domestique montrait le\u00a0poing vers le rez-de-chauss\u00e9e o\u00f9 palabraient les amis : il trouvait qu&rsquo;ils faisaient\u00a0trop de bruit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Renouard a vu les grands proc\u00e8s : Dreyfus, Zola, Humbert, Steinheil. Il monta\u00a0sur les tables pour mieux voir. Au proc\u00e8s Steinheil, il guetta jusqu&rsquo;au dernier\u00a0instant : quelle r\u00e9v\u00e9lation percerait sous le masque rose de l&rsquo;accus\u00e9e ? Il \u00e9piait\u00a0cette parfaite com\u00e9dienne. Ma\u00eetresse d&rsquo;elle-m\u00eame, jamais elle ne se d\u00e9mentait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais lorsque, rentrant dans le box, elle apprit son acquittement, son visage se\u00a0plomba, elle s&rsquo;\u00e9vanouit, s&rsquo;affaissa en arri\u00e8re : les bras vigoureux des gardes la\u00a0re\u00e7urent. Ah! voil\u00e0 enfin la sinc\u00e9rit\u00e9 ! C&rsquo;est cela qu&rsquo;il faut retenir, c&rsquo;est cela qu&rsquo;il\u00a0faut <em>croquer ! <\/em>Le dessin est enlev\u00e9 en quelques coups de crayon, et Renouard\u00a0r\u00e9sume la sc\u00e8ne en tra\u00e7ant cette l\u00e9gende au-dessous : \u00ab Elle meurt&#8230; en pensant\u00a0\u00e0 Van Dyck. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a vu l&rsquo;Arm\u00e9e du Salut ; et, \u00e0 la maison du quai Valmy, les sermons de miss\u00a0Booth au suave chapeau-cabriolet et \u00e0 la petite jaquette soigneusement sangl\u00e9e ;\u00a0il l&rsquo;a <em>\u00a0\u00bbVue <\/em>prononcer : \u00ab Ce seul mot. Amour \u00bb Puis l&rsquo;oratrice fronce les sourcils,\u00a0met les mains sur la poitrine et semble s&rsquo;en arracher des n\u00e9ologismes : \u00ab Cette\u00a0turbulente qui te tourmente &#8230; \u00bb Enfin, calme, elle conclut : \u00ab N&rsquo;oubliez pas Jesus\u00a0ni le 187 quai Valmy\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Extraordinaire diversit\u00e9 d&rsquo;une pareille oeuvre ! Regarder sans cesse, tel est le\u00a0principe de chaque s\u00e9rie et le lien entre les diff\u00e9rents albums. On pourrait les\u00a0r\u00e9unir sous le titre : les regards de Renouard. Aucun ne r\u00e9p\u00e8te les pr\u00e9c\u00e9dents. Jugez-en de nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Mouvement,. <\/i><i>gestes et expressions : <\/i>b\u00eates et gens ; ceux-ci valent celles-l\u00e0 :\u00a0la m\u00e8re-poule fait une conf\u00e9rence aux poussins, le singe fait des obsc\u00e9nit\u00e9s,\u00a0l&rsquo;homme mange, la femme passe. <em>L<\/em><i>e Livre <\/i><i>d&rsquo;or de l&rsquo;exposition <\/i><i>de <\/i><i>I900. <\/i>&#8211; Le\u00a0G\u00e9n\u00e9ral Boulanger. &#8211; <i>Le Jubil\u00e9 <\/i><i>de l&rsquo;ind\u00e9pendance <\/i><i>belge <\/i><i>(1905). <\/i>&#8211; Et Sarcey\u00a0qui, posant devant l&rsquo;artiste, lui ordonna : \u00ab Pensez \u00e0 Rabelais ! \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, Renouard a beaucoup vu l&rsquo;Angleterre, depuis les soldats jusqu&rsquo;aux\u00a0anarchistes. L\u00e0-bas, un g\u00e9n\u00e9ral le pria de portraiturer le plus bel artilleur de l&rsquo;arm\u00e9e\u00a0anglaise : ce dernier \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Bordeaux et se nommait Coulon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les anarchistes sont plus dr\u00f4les. C&rsquo;\u00e9tait au temps de Jack l&rsquo;Eventreur. Ce\u00a0Jack avait acquis une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 en assassinant les femmes. Apr\u00e8s les avoir tu\u00e9es, il\u00a0mettait leur ventre \u00e0 la porte de leur logis. Il terrorisait bon nombre de dignes\u00a0citoyens. Si Renouard n&rsquo;eut pas l&rsquo;heur de le conna\u00eetre, du moins fut-il admis chez\u00a0les anarchistes. \u00ab J&rsquo;\u00e9tais bien tranquille chez ces anarchistes \u00bb, dit-il avec nostalgie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, o\u00f9 serait-on mieux qu&rsquo;au milieu des anarchistes quand ils se trouvent\u00a0entre eux? C&rsquo;est ce que proclame, en un rire de satisfaction quelque peu\u00a0satanique, cet Isra\u00e9lite barbu : \u00ab Imb\u00e9cile de bourgeois ! Mais l&rsquo;anarchie, c&rsquo;est le\u00a0ciel ! \u00bb Et ses doigts s&rsquo;\u00e9cartent, au bout desquels on s&rsquo;\u00e9tonne de ne point distinguer\u00a0des crocs rapaces.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fait, Paul Renouard ne s&rsquo;est pas du tout ennuy\u00e9 avec les excellents anarchistes\u00a0anglais. H\u00e9las ! un jour arriv\u00e8rent des anarchistes fran\u00e7ais. Ce fut la fin du\u00a0bonheur, et la brouille s&rsquo;introduisit au sein de l&rsquo;anarchie. La concierge rendit \u00e0\u00a0l&rsquo;artiste un signal\u00e9 service en lui conseillant de filer avec son carton avant le\u00a0d\u00e9barquement de la police.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donnant ses dessins au <i>GraPhic, <\/i>Renouard \u00e9tait tr\u00e8s connu \u00e0 Londres, surtout\u00a0dans le Strand. Quand ils pensaient qu&rsquo;il adviendrait quelque chose de\u00a0curieux, les policemen allaient\u00a0vers lui et, lui tirant la manche\u00a0pour l&rsquo;avertir, ils l&rsquo;appelaient.\u00a0\u00ab Mister Pi H\u00e2rdi \u00bb, ce qui est\u00a0la traduction anglaise de P. Rd,\u00a0signature de Paul Renouard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois, passant dans East\u00a0End, il rencontra un bonhomme\u00a0\u00e0 califourchon sur le derri\u00e8re\u00a0d&rsquo;un petit \u00e2ne. L&rsquo;\u00e2ne tra\u00eenait\u00a0une voiture que le bonhomme\u00a0avait \u00e9videmment fabriqu\u00e9e lui-m\u00eame avec des planches et des morceaux. Et la\u00a0voiture \u00e9tait pleine de lys. L&rsquo;homme revenait du march\u00e9. Renouard l&rsquo;arr\u00eate et lui\u00a0montre une livre-sterling : \u00ab\u00a0Tu auras cela si tu te laisses vivre devant moi\u00a0toute une journ\u00e9e.\u00a0\u00bb L&rsquo;autre accepte et conduit son portraitiste dans une vieille\u00a0cour situ\u00e9e derri\u00e8re un \u00e9norme <i>wharf <\/i>o\u00f9 l&rsquo;on essayait les sir\u00e8nes des navires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cinquante sir\u00e8nes hurlaient ensemble. On ne pouvait entendre sa propre voix.\u00a0Imperturbable, Renouard s&rsquo;installe, et dessine au milieu de cet infernal vacarme.\u00a0Le soir, il n&rsquo;avait pas perdu sa journ\u00e9e.\u00a0Cette anecdote ne prouve pas seulement combien il s&rsquo;abstrait du bruit ambiant.\u00a0En outre elle montre que parmi les humbles il puise ses meilleures inspirations.\u00a0Et encore ceci : des humbles surtout, la bont\u00e9 se manifeste spontan\u00e9ment. N&rsquo;est-ce\u00a0pas la triple moralit\u00e9 qu&rsquo;il convient de tirer de l&rsquo;histoire que Renouard va nous\u00a0raconter:<br \/>\n\u00ab Au temps o\u00f9 j&rsquo;avais mon atelier rue de l&rsquo;Arbre-Sec, j&rsquo;en descendis, un soir\u00a0de mai, vers 6 heures, afin de voir le cr\u00e9puscule. Au moment de traverser la rue\u00a0de Rivoli. je m&rsquo;arr\u00eatai sur le bord du trottoir : le soleil descendait dans l&rsquo;axe de\u00a0la rue. La brume bleue s&rsquo;\u00e9pandait, mais de la lumi\u00e8re s&rsquo;accrochait aux passants :\u00a0tous ces gens \u00e9taient aur\u00e9ol\u00e9s. Un omnibus venait, sombre sur le fond de perle, et\u00a0les derniers rayons rasant le pav\u00e9 mettaient une flaque d&rsquo;or sous les pattes des chevaux. Seul je remarquais ces choses ; personne autour de moi ne songeait \u00e0 y\u00a0pr\u00eater attention. Je restais sur le bord de ce trottoir, les yeux \u00e9carquill\u00e9s, perdus,\u00a0et je me disais : \u00ab Harmonie trop furtive pour que les autres la distinguent. C&rsquo;est\u00a0\u00ab stupide, mais je sens que c&rsquo;est tr\u00e8s beau.\u00a0\u00bb Tout \u00e0 coup, je fus rappel\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 :\u00a0une main tapotait ma main. Je sursaute comme un qu&rsquo;on \u00e9veille, je regarde,\u00a0et je vois pr\u00e8s de moi une femme du peuple, bien modeste, une pauvre brave\u00a0femme en fichu, qui me touche doucement le bras ; et alors elle me dit gentiment :\u00a0\u00ab Monsieur, voulez-vous que je vous fasse traverser? \u00bb<br \/>\n<em id=\"__mceDel\">\u00ab Elle m&rsquo;avait pris pour un aveugle !\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tel, Paul Renouard se prom\u00e8ne par le monde. Ayant aid\u00e9 Pils\u00a0\u00e0 terminer le plafond de l&rsquo;Op\u00e9ra, il devint vite le familier du\u00a0concierge, de l&rsquo;armurier, des pompiers, des guerriers, des choristes,\u00a0des machinistes, du harpiste, de tout ce monde qui vit\u00a0dans l&rsquo;immense monument. En ce temple, il a vu la danse. L\u00e0, un cardinal, cross\u00e9 et mitr\u00e9, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=587"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":678,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions\/678"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.baronrenouard.com\/Renouard\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}